14 juillet 2017

Deux éléments

Tu crois que ça y est
Ta vie est sur les rails
Les aiguillages, tu vas les faire bouger avec tes petits bras
Les gros bras vont te tomber dessus
Tu es prêt

Tu n'y crois pas
Ta vie deux fois s'enflamme
Même la voisine en fait un poème
Même elle t'as lu le poème
Tu es silence

Tu t'y vois
Ta vie tangue trop fort
L'orage soudain mouille les restes
Même tes yeux se mouillent
Tu pleures

Tu crains
Tu voudrais changer de cap au coeur de la tempête
Tous sont incrédules
Tu attends


3 juillet 2017

Arc en ciel

Nous sommes le monde
Arc en ciel
Danse parfumée

Nous sommes les pas multicolores
Vie belle
Semelle de licorne

Nous sommes les jambes jaunes
Cuisses légères
Rire en cascades

Nous sommes les sourires
Clown en espoir
Bonheur silence

Nous sommes le soleil doux
Caresses blondes
Ronde terre

Nous sommes arc en ciel
Demi lune
Chemin blanc

2 juillet 2017

Soir

Je m'endors avec ton souvenir
Il n'est ni chaud ni tendre
Évanescent

Je m'endors avec ton insaisissable
Il n'est ni toi ni rien
Souffle

Je m'endors avec un espoir lucide
Il n'est ni vrai ni faux
Envolé





25 juin 2017

Culottes sur fil vert

Une culotte après l'autre une pince à linge le fil vert une culotte après l'autre dans le vent ils sont en retard ce n'est rien qu'une pince à linge blanc ouvrir fermer fil vert le vent va séché tout cela ils ne reviendront pas ils sont tous morts la voiture détruite leurs culottes devenues inutiles ils sont morts il en reste un on vendra la maison on ira habiter loin dans la ville verte avec des collines et des arbres et de l'eau au milieu, une pince à rouge, elles sont toutes rouges ces pinces à linge une culotte blanche sur le fil vert le vent dans les cheveux les jambes restent stables les chatons noirs jouent le vent fait du bruit ils sont morts plus de culottes juste celles qui resteront moins de pince à linge plus de jardin on vendra la maison inutile vite on donnera le linge propre aux autres on videra la maison on videra cette vie avec l'unique celui qui reste on partira ils sont tous morts d'une culotte à l'autre sans répit ils vont revenir espoir envolé dans les feuilles vertes

10 juin 2017

Venter

A fond de cale, elle s'accroche du lever de la nuit aux respirations du soleil. Elle disparait aux heures chaudes, surgit dans le lit de quinze heures, s'évanouit sous les doigts. L'eau est silence. A fond de cale, elle enchaine les espoirs. Elle imagine des lendemains au cœur de cyclone. Ils pleureront tous, ils souffleront sur la tempête comme une huile brûlante. Ils venteront les règles, les déesses des flots. A fond de cale, la liberté possède le mal de mer.