25 novembre 2018

Excelle !

Au tableau de bord projeté sur le mur souple et blanc qui s'enroule d'un coup de bouton ils s'accrochent
A cœur de tableau sont rangés des chiffres il parait qu'on est dans la moyenne de quelle moyenne on parle les chiffres ne le disent jamais le réel ils disent d'autres tableaux mais les chefs sont content on est dans la moyenne on travaille pour faire des normes dans la moyenne du tableau
Au bord de la fenêtre la cour est pleine de cailloux blancs le ciel se tient au-dessus des murs gris pale les vitres sont rayées d'opaque
Sur les rebord du zèbre de glace l'air libre est un souvenir dès le badge
A bord de leur chaise ils rient les chiffres la moyenne ils épiloguent la moyenne ils y croient il faudra faire mieux mais on est dans la moyenne ils disent que c'est nous qui l'avons fait ils disent que c'est presque bien
Au bord de la chaise l'air frais appelle le ciel hurle qu'il faut dépasser les murs du tableau on éteint le ciel en fermant les rideaux la lumière cache le tableau projeté sur le mur blanc et souple qu'on peut enrouler d'un coup de bouton

Dehors l'arc ciel s'est pris dans un phare 
Dehors l'arc en ciel attend que le feu passe au vert
Dehors les néons rose et jaune dansent sur une flaque d'eau
Dehors une seule feuille rouge rit sur une branche
Dehors la lumière tangue sur une mèche rousse
Dehors l'herbe déroge aux règles entre les cailloux blancs
Dehors les zèbres broutent les chiffres
Dehors le ciel a éteint les tableaux

10 novembre 2018

Pension


C'est une pension de famille échappée d'un roman, dont la clef attend derrière mes pensées jaunes et violettes. La chambre sera trop tapissée. On s'y reconnaît mais je ne connais pas les fleurs. Je sais la lourde clef de métal mais je ne sais pas si la fenêtre donnera côté cours ou côté jardin.

Demain, j'y ouvrirais les yeux si je suis pas morte. La lumière sera fluette à travers les lames. Grise ou violette, dira le matin. 

La dame me connaît. Elle sait qu'elle peut cacher ses pensées derrière ma clef. Elle habite côté cours sans badge ni règlement affiché dans le local poubelle. C'est une pension de bonheurs. 

31 octobre 2018

Agitation du bocal

Danse cœur imprudent danse comme la dernière danse au-dessus des flots danse de douleurs colorées danse pour le nouveau monde danse pour sortir du coin danse dans les flammes danse salamandre

Agite le gite dans tous les sens aucun sens sans sortie Agite le sens silence ! Bocal poisson trop petit agite les nageoires pour du beurre avec de la crème solide Niche sous la couette en silence Petit vélo pour les grands-mère bientôt à notre tour Agite sans sens inverse des aiguilles à tricoter

Fight pour demain calme keep cool action keep cool tape tape des mains tape des poings sur les tableaux noirs tape tape dans le mou keep cool action chante chante et danse





26 octobre 2018

Voyage voyage

Le voyage semblait mener quelque part, un paradis perdu dans l'avenir. Pour y aller, nous passions du temps à faire un baluchon. Nous y mettions des compétences et des rêves, d'aucun y ajoutait des normes et des croyances, d'autres encore recoupaient nos rêves à taille réelle. 

Pour s'envoler à bord de nos montgolfières lentes,  nous avons lâché du lest, nous avons jeté par-dessus bord les encombrants. Nous avons appris recycler les normes. Le voyage n'avait qu'une seule destination commune. Nous n'avons pas vraiment le choix du chemin. Quelques pas nous appartiendront.

25 octobre 2018

Vie de rôle

Sur un banal canapé , avec de petits trous blancs
J'ai usé mon cœur à distance prudente
pourtant
J'ai écouté le concret des jours, de la pluie jusqu'au beau temps
Les toiles d'araignées sont devenus des familières

Au détour d'une table, je l'ai suivi jusqu'au dragon rouge
Comme son sweat
Un peu bordeaux avec une fermeture éclair argentée
Ben le harpeur, flamboyant et futile
Séduisant dans sa harpe
Conteur des heures à rêver
Que voulez-vous, demande l’herboriste ?
De l'herbe

Dans mes songes les revenants sont des vies avec du travail dedans des voiles au vent un duo de sœurs gardiennes des mœurs une enfante souriante un passé au présent.
Au concret des songes, une bande de lit était mon chevet, un souffle irrégulier mes points de vie, mes pensées les laisser passer, mes amours de 40cm sur 2m. Je songe ce petit matin tandis que la lumière clignote au plafond. Intermittence des sentiments. 

Sur ce canapé élimé où des morceaux de chips remplissent les creux
Une tâche de fluide sur un t-shirt bleu
Une date de naissance
Un grand café dans le mug de la veille
Pour réveiller les matins trop courts