non simple non comme non sans fioritures sans justification non sans cri non sans l'orage des saisons non avec un silence au bout sans prise pour escalade sans chemin de traverse non sans coupable non sans juge ni trompette non sans avocat non sans viol non avec consentement non d'une pipe non ce n'est pas ce nom-là pas une none non plus non ce n'est pas mon prénom ni celui de la voisine une fille de renom non pas ici non sans doute ni oui ni non demain sinon sur une autre piste sinon un autre chemin monté sur un ânon vers le mont d'ouest non sous une autre pluie non couvert de lichen gris et vert non roches à bord de mer non souffle d'ancre non racine non phare non chêne non ce n'est plus ton prénom mon port d'attache non
3 septembre 2018
25 août 2018
Adieu
Ta main, ta peau jusqu'au coude, je sens ton âme. De loin, il n'est rien que des mots. Ta main, ta peau je l'ai, toi non. Toi non. Un mot triste au bord de mon cœur. Sois honnête mon âme.
12 juillet 2018
Bouée
Griffonné sur un papier avant que les flots ne l'emportent fermée par un bouchon de liège flotte d'émois en larmes avant que le vent ne t'emporte à nouveau griffonné amour sur un papier bouteille cul de verre aime-moi crie le papier de verre aride sur la peau navigue les mots sourds est-ce moi ton amour interroge la bouteille qui s'éparpille demain une main lira le papier jauni demain papier bulle douce mer sans amertume distillée en bouteille à flots souterrain griffonné au vent ils diront
26 juin 2018
Sans voile
Louve solitaire, j’arpente vos parquets trop bien ciré et je vous observe sans un mot. Vous ne m'aurez pas dans vos filets. Je louve qui devient singe savant dès qu'elle chausse des talons trop haut et trop rouge, un singe grimaçant, une monnaie que vous vous voudriez échanger contre mon asservissement.
D'une meute à l'autre, j'ouvre les yeux, je fais le guet. Louve cicatrisée craint l'homme blanc, le petit homme blanc, singe savant en costume trois pièces. Il voudrait que sa face soit gravée sur la monnaie, celle qui donne le pouvoir. Il croit avoir dominé le monde alors que le jus de raisin le terrasse. Le silence est mon pouvoir.
L'homme brun craint aussi la louve. Il lui donne des restes de viande froide et putréfiée. Il croit l'amadouer. L'homme brun crie partout qu'il est le plus fort. Il craint de croiser dans les buissons les yeux de louve, ceux qui le débusquent en silence. Il cri au loup ! Partout ! Il tait le nom des louves, ils voudraient les rayer de sa carte. Elles sont à l'affût, elles ne se laisseront pas prendre dans les mâchoires de fer.
La louve ne se voile pas les yeux. Perçants, affûtés, couteaux tiré en silence. Louve cicatrisée.
24 juin 2018
Payer les pots cassés
Alors tout doux, autour du cœur, les mains ramassent les morceaux dispersés, un à un, elles modèlent à nouveau un vase souple, elles rassemblent l'argile éparse, elles ont appris à le faire pour leur propre cœur. A nouveau la respiration se fait sereine, le cœur bat doux, les larmes sont absorbées par l'ocre, les mains ont un cœur
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