Penche le cœur
Branche rose aux pétales lourds des gouttes pleines
Penche la cime
Branche invincible courbée au gris des cieux
Avec les sens
De la vie
De la balle attachée
Balancier suspendu
Au grès des souffles
Il fait si vert
Que ce n'est point l'hiver
Il fait si pluie
Que c'est point l'été
Tu serais la volute de mes jours
Tu serais le vent invisible
Mais il faut toucher
Laper
Lécher
Aimer
20 juin 2016
24 avril 2016
Nuit
Au silence, j'accorde la chance
En eau j'accorde les espoirs
De notes parfaites
De songes
Au bruit, je dissone
Au bruit, je désaccorde
Sans impatience
Sans bruit
Au calme, la vie mord
Au calme encore
J'accorde
Un non sens
Petit rien soudain
Mensonge
Au réel
En eau j'accorde les espoirs
De notes parfaites
De songes
Au bruit, je dissone
Au bruit, je désaccorde
Sans impatience
Sans bruit
Au calme, la vie mord
Au calme encore
J'accorde
Un non sens
Petit rien soudain
Mensonge
Au réel
26 mars 2016
Tu joues
Ils crient,
tu sais, ils jouent
Ce n’est
plus ma vie, ce n’est plus ma vie depuis longtemps
Ils furent
moi, ils ne le sont plus
J’ai rendu
le sang à la terre
J’ai rendu
la dette à la mer
Cette vie n’est
plus la mienne
Responsable,
je suis devenue responsable
De leurs
vies
Je n’ai rien
demandé
J’ai rendu
la dette
C’est la
destinée droite fixe immuable éternelle
C’est la
destinée posée sur mon cœur
Ils furent
moi, ils ne le sont plus
Ils boivent
mon sang pour devenir
Ils
arrachent mes labyrinthes
Pour
respirer
Ils jouent,
tu sais, ils crient
Je voudrais
laisser la dette derrière
C’est
interdit, tu sais, la mère
Elle est droite,
elle aime, elle sourit
Elle aime la
vie
Elle aime
les jeux des enfants dans son parc
Elle aime
les labyrinthes
Elle aime la
dette
Et la boue sur les chaussettes de foot
Arrêtes de
crier
Arrêtes de
crier ma mère
Arrêtes de
crier
Lave-toi les
mains avant de te battre
Arrête de
crier
Mais tu joues
26 février 2016
Aujourd'hui
C'est une étoile posée contre le miroir
Dans la cuisine, le four dort encore
Dans le creux de la chambre, la couette soupire
C'est un mur bleu tout neuf
Le quotidien glisse sur le faux parquet
Heurte les chambranles des portes
Hurle derrière un verrou
Éclate de rire à même le tapis
Babille autour du jeux vidéo
C'est une baie vitrée posée contre le jardin
Les outils dorment d'hiver engourdi
Dans la cabane, chante l'araignée
C'est un volet blanc grinçant
Les jours défilent sur les parois patinées
Présentent des papiers à demi-figue
Mordent les oranges sanguines
Organisent le frigo sans liste
Chantent la stéréo des possibles
Dans la cuisine, le four dort encore
Dans le creux de la chambre, la couette soupire
C'est un mur bleu tout neuf
Le quotidien glisse sur le faux parquet
Heurte les chambranles des portes
Hurle derrière un verrou
Éclate de rire à même le tapis
Babille autour du jeux vidéo
C'est une baie vitrée posée contre le jardin
Les outils dorment d'hiver engourdi
Dans la cabane, chante l'araignée
C'est un volet blanc grinçant
Les jours défilent sur les parois patinées
Présentent des papiers à demi-figue
Mordent les oranges sanguines
Organisent le frigo sans liste
Chantent la stéréo des possibles
15 février 2016
De passage
Dans ta maison il y a un piano, mais l'âge n'est pas à l'amour
Debout dans la cuisine, je regarde les canapés se dresser
Je pourrais t'aimer en si mineur
Ou te sauter en ré majeur
Ton parquet est blond, mes pas sonores jusqu'à la chaussure de vair
Ta cuisine est grande et longue et certifiée longue durée
Ton entrée est noire avec un petit meuble blanc
Ton salon ouvert aux vents de passage
Il nous faudrait un valet de cartes
Une armoire de douze et une clef de cèdre
Un danseur de claquette à la sauvette
Une serviette pour mes lèvres
Et une chanson pour tes sourires
Il nous faudrait une croche de cœur
Il nous faudrait une croche de cœur
Un lapin planté dans le panier
Des jacinthes dans le casier
Et les vaches bien gardées
Dans ta maison, l'amour s'en va par le jardin
Debout contre la baie vitrée, je regarde le noir attaché
Je pourrais t'aimer au premier do
Ou me sauver en couleurs
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