La petite fille trop maigre croit que les hommes n'aiment que les corps
Le petit garçon trop court croit que les hommes ne se comparent qu'à vif
De l'homme le seul étalon
De mesure
A chaque oreille son histoire
debout
assis
sur l'autre chaise
A chaque histoire l'oreille
La femme dans le corps d'un homme
L'homme dans le corps d'une femme
Et le tremblement de l’aphrodite
Le parent
L'enfant dans chaque creux
L'enfant caché
30 janvier 2016
20 décembre 2015
Exil
Chaque note est la dernière
Soudain le poumon s'emplit de notes noires et expira les blanches
Répétition de dos
Courber les flans
Sans relâche le mouvement du papillon
Ils ne savent pas les absurdes gestes
Toutes les nuits, sans un mot, expire
Tous les oreillers du monde
Toutes les terres sans abri
Tous les souffles du siècle
Ils ne savent pas la mer chavirée
L'oreiller de carton, l'abri de vent, la mer chavirée, ils avancent leurs espoirs
Chaque note est la dernière
La hautaine et la mineure
Soudain le poumon s'emplit de notes noires et expira les blanches
Répétition de dos
Courber les flans
Sans relâche le mouvement du papillon
Ils ne savent pas les absurdes gestes
Toutes les nuits, sans un mot, expire
Tous les oreillers du monde
Toutes les terres sans abri
Tous les souffles du siècle
Ils ne savent pas la mer chavirée
L'oreiller de carton, l'abri de vent, la mer chavirée, ils avancent leurs espoirs
Chaque note est la dernière
La hautaine et la mineure
Place
La route est pavée
Le cadenas sur la grille
Les amours sur le muret
Et toi, tu as les clefs, dis-tu
La façade est carrée
La rue est pavée
La grille est fermée
Et toi, tu reviendras, souffles-tu
A mon cou, je me sauve
Le cœur est fermé
Le cadenas sans clef
La rue résonne
Et toi, tes pas sincères, espères-tu
Chaque pas est le denier
Le muret est tiède
Chaque souffle est entier
La rue s'enlace
Et nous, nous ferons des âmes, dis-je
Le cadenas sur la grille
Les amours sur le muret
Et toi, tu as les clefs, dis-tu
La façade est carrée
La rue est pavée
La grille est fermée
Et toi, tu reviendras, souffles-tu
A mon cou, je me sauve
Le cœur est fermé
Le cadenas sans clef
La rue résonne
Et toi, tes pas sincères, espères-tu
Chaque pas est le denier
Le muret est tiède
Chaque souffle est entier
La rue s'enlace
Et nous, nous ferons des âmes, dis-je
12 novembre 2015
1 novembre 2015
Danse des papiers
Les néons
sont verts de jalousie. Et tu danses.
Se déhanche
ton pantalon noir,
Je voudrais
comme toi
donner la joie
comme toi
donner la joie
Danse mon
amour, danse avec elles
C'est loin
ta ville, c'est loin mon désert
Je
respirerai chacun de tes courants d'air
Auras-tu la
patience de m'apprendre le bout du monde ?
A chaque
danseuse, je peux te perdre
A chaque
danseuse, je souris Tu reviens, mon
sourire
Profites,
mon amour Profites
Demande ce
que tu peux donner Demande
Danse sans
l'assurance que je resterais à bord de ton cœur
Danse, la
vie appelle
La sclérose
est dans les détails Danse
Les aspérités
se consument sur la piste
Elle tourne
chacun de ses pas précipite ton bonheur Et le mien
chacun de ses pas précipite ton bonheur Et le mien
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